lundi 6 septembre 2021

L'inspiration de Cremoso Wood

 L’inspiration de Cremoso wood, ce nouveau blog, est la conjonction de plusieurs facteurs que je soumets à votre lecture avisée chères et chers actuelles lectrices et lecteurs, une envie, un souhait, un désir et surtout une volonté d’ailleurs.

Cet ailleurs c’est le votre et c’est aussi le mien, et cela pourrait peut-être également le notre, pour les instants que nous partagerons ici sur ce blog.

Je me présente à vous, sous le prénom de Sylvain, mes débuts en blog ou blogue pour certaines et certains, remontent à 2016, oui j’ai bien conscience que c’est jeune…les débuts remontent réellement à ce moment, tandis que le rêve ou le souhait – écrivons-le le plus sincèrement pour se familiariser avec cet art délicat du je vous partage un soupçon de ce que je suis en espérant secrètement vous captiver, remontent à des temps immémoriaux pour vous et à 1986 pour moi.

Alors tout jeune adolescent je devais quitter la ville de La Roche sur Yon où je vivais heureux, participant à mille activités récréatives: sports terrestres ou nautiques, cinéma, lecture, théâtre, danse…dans cette ville à taille humaine où tout m’était accessible tout simplement à pieds pour la brûlante ville de Toulouse.

On ne se rend pas bien compte de la violence du choc que cela peut représenter pour quelqu’un qui subit ces choix professionnels parentaux, ici ceux de mon père en l’occurrence.

J’ai beaucoup perdu, pour un certain temps d’ailleurs de mon énergie de vie, énergie de vie dont vous verrez par ailleurs ici, qu’elle est forte et viscérale. J’aime la vie et je l’aime d’autant plus que je la choisis et point ne la subit.

Il m’aura fallu 35 ans pour en prendre pleinement conscience, tiens précisément ici en écrivant ces mots.

J’ai commencé à écrire quelques poèmes vers cette époque de 13 ans.

Puis quelques années en suivant, vers seize dix sept ans, la création, la mise en page et la rédaction du journal du Lycée, Le petit Edmond, au Lycée Edmond Rostand à Bagnères de Luchon. J’étais bien sûr accompagné de quelques camarades, les réunions de rédaction avaient alors lieu dans la bibliothèque du lycée, un souvenir particulier, cette bibliothèque lorsque vous lirez quelques lignes plus bas.

Le bac, un bac Littéraire, lettres – philosophie – langues, quelques années d’études à la faculté alors dite du Mirail.

Quelques Unités de valeur grapillées alors que mon cœur enamouré s’était épris.

Les études n’avaient pas ses si jolis yeux et mon cœur tout entier lui préférait sa captivante compagnie à celle des amphis.

Quelques années encore dans la vie active, principalement en travail de nuit, travail usant, éreintant, bien que permettant de vivre décemment puis le choix de démissionner pour rejoindre début décembre 1999, en tant qu’emploi jeune une autre université toulousaine située en centre ville.

Emploi jeune c’était un emploi bien mal rémunéré, je me souviens de ce salaire à 898€…pourtant ce statut offrait la possibilité de reprendre des études en complément du temps de travail et j’avais dans l’idée de préparer l’ingénierie en médiathèque à l’université Toulouse 2 du Mirail.

Las, quelques soucis de santé mon écarté pour un temps de cette démarche.

Pour un temps, oui.

Septembre 2006, signature d’un contrat de stagiaire à l’université Toulouse 3 – Paul Sabatier.

Mars 2010, je rejoints la DTSI de l’université pour participer à la mise en place d’un réseau de web conférence puis par la suite d’un réseau de visioconférence.

Octobre 2019, un accident domestique de la vie courante me conduit aux urgences d’une clinique toulousaine.

Opéré d’urgence le jeudi, je ressorts le lundi sous morphine, privé de mobilité et confronté à l’adversité des soins à domicile.

Me reviennent très nettement, sans aucun des flous qu’autorisent parfois les ordonnances médicamenteuses chimiques, les nuits sans sommeil, la douleur lancinante qui vrille, les piqures quotidiennes d’anti phlébite, le lit médicalisé, le fauteuil roulant, le déambulateur et la chaise percée.

Les séances de kinésithérapie à domicile pour faire disparaître les hématomes traumatiques liés à la chute et aux conséquences de l’opération.

Les placards trop hauts pour être atteints et les moutures de café trop basses pour être ramassées.

Un bonheur ne venant jamais seul, l’appartement est au deuxième étage sans ascenseur.

Me revient surtout le secours admirable de cet amour aux si jolis yeux.

Muse et femme admirable.

Et admirée.

Quelques personnes que les circonstances nous ont révélé de par leur humanité et leur attitude secourable.

Mon amie Flo, ma collègue Brigitte, nos voisins de palier, ma Môman.

Et les autres?

Les autres?

Quels autres?

17 Février 2020, je reprends le travail en mi temps thérapeutique.

Sortant ainsi de ce que j’appelle mon premier confinement.

108 jours, d’apprentissage, de réapprentissage de son rapport à soi et aux autres.

Celles et ceux présents et ces autres qui n’ont pas su ou voulu savoir, préférant le néant sidéral à la plus élémentaire humanité.

108 jours, coupé du monde, cet appartement n’étant pas adapté à une convalescence médicalisée.

Et d’ailleurs lesquels les sont avant l’accident?

Les logements actuels sont peu voire ne sont pas prévus pour cela.

17 Février 2020, je reprends le travail en mi temps thérapeutique.

Le matin bureau, l’après midi rééducation fonctionnelle et kinésithérapie pour réapprendre à se mobiliser, à marcher oui à marcher, descendre où monter l’escalier et tous ces gestes du quotidien qui nous paraissent à tous si évidents.

Je mémorise alors le jour certain exercices que j’effectue le soir et enfourche puisque cela m’est enfin permis, le vélo d’appartement.

Fin mars 2020, la France découvre le confinement.

A quelques détails près, moi non.

Ma muse et femme est aide soignante en clinique.

Elle travaille tôt le matin et sort tard le soir.

Un métier dur et exigent qui est une vocation, la concernant.

Je la dépose en voiture tôt le matin et reviens la chercher le soir. Une voiture automatique, qui autorise une conduite plus souple surtout au vu de mes difficultés motrices du moment...

La ville désertée au dehors et confinée au dedans montre son visage sec, aride, désincarné.

Le soir à 20h, nous sommes quelques personnes à applaudir aux fenêtres, alors que la torpeur et la litanie des chiffres morbides nous assaillent.

Le taux, le taux, le taux…

Mai 2020, retour au bureau.

J’ai pour mission de configurer, installer et inventorier les postes informatiques de prêt à destination des étudiants bien démunis et en souffrance auxquels il n’est toujours pas permis de revenir à l’Université.

C’est la bibliothéque universitaire qui délivre les ordinateurs ainsi configurés.

C’est la bibliothèque universitaire qui est en demande et qui structure et organise les rendez-vous.

Je découvre un nouvel aspect de mon métier et une autre manière d’aborder le service au public pour ce qui concerne les métiers des bibliothèques.

Cette manière est nettement plus en adéquation avec ma perception des choses que les fonctions que j’ai occupé jusqu’alors.

Le télétravail est de mise pour beaucoup.

Les coursives du campus sonnent vide.

Ma rééducation, reprend chez le kinésithérapeute.

Second confinement…

Je poursuis ma mission auprès de la bibliothèque en présentiel.

Mars 2021, retour en bourgogne, pour une visite en famille prévue de longue date.

Cela faisait bien deux ans que contraints par les évènements de la vie nous n’avions pu nous y rendre.

Le contraste entre la métropole toulousaine et le sud bourgogne est saisissant.

Nous passons de la frénésie citadine contingentée aux vallons gorgés de vie animale et végétale du sud bourgogne.

Nous passons de la promiscuité des masques omniprésents qui éteignent les visages à une distance en kilomètres qui autorise à respirer à nez dégagé à pleines dents également.

Et puis les paroles, les conseils, les mots chaleureux de ceux qui sont ce nous réconfortant qui nous évoque la famille et la chaleur humaine. Monic, Joël, Fanfan, Marc, Anne Marie, ces humains si emplis d'humanité qu'ils vous en offrent généreusement des pans entiers.

Et puis ces quelques mots que nous avons échangé ce samedi de Mars

Je me souviens, nous étions chez la tante Monic et son fils Yannick parlait aux enfants et ma Muse amour et moi nous parlions avec Absinthe, la moitié de Yannick (à moins que ce ne soit Yannick la moitié de Absinthe…😉 ).

Je disais à Absinthe mon envie de changer de métier et mon souhait de quitter cette Toulouse qui m’a été imposée par la vie familiale d’alors.

Ah – me disait elle – et tu penses à un métier en particulier?

> Oui, j’ai toujours voulu travailler en bibliothèque, médiathèque…j’avais préparé une reprise d’étude il y a 20 ans

> Et aujourd’hui qu’est-ce qui t’en empêche?

> Rien que la volonté ne saurait empêcher

A notre retour à Toulouse, j’ai entrepris les démarches auprès de mon employeur ainsi que auprès de la Formation continue de l’université Jean Jaurès.

A partir du 13 septembre 2021 et ce dans le cadre d’une reconversion professionnelle, je reprends les études en vue de suivre et d’obtenir le DU MED ( Diplôme Universitaire Médiathécaire ).

Aussi tous les lundi et certains mardi serais-je en cours et la suite de la semaine, je poursuivrai ma mission dans le cadre de mon activité professionnelle actuelle.

Certaines personnes me disent que ce ne sera pas facile, que j’aurai des moments de doute, voire de découragement et je réponds à ces personnes que je m’y attends et que cela sera certainement difficile, mais que cela le sera toujours moins que ce par quoi je suis passé depuis un an et demi.

J’ai chuté, me suis disloqué, ai subi, souffert, me suis ressoudé, me suis relevé, me suis remobilisé, me suis relevé, me suis redressé et me suis remis à marcher.

Aujourd’hui je sais ce que je suis et ce dont ma volonté est capable, ma détermination m’a révélé à moi-même.

J’ose même écrire qu’elle m’a réveillé à moi même.

Si je n’avais pas confiance en moi, c’est que je n’avais pas conscience en moi.

Aujourd’hui je choisis de regarder la vie avec le regard de ceux qui savent ce que c’est d’être debout.

Ici sur ce blog, sur Cremoso wood, je vous confierai comme à un journal intime, mes envies, mes souhaits ou mes doutes ainsi que ce parcours que j’entame.

Il y aura et c’est mon souhait et je l’espère également le votre, oui que nous ayons une interaction par les commentaires au bas de cet article et des prochains.

Je poursuis également la rédaction de mes autres blogs que sont:

Monty guidon.blog

et

forevdrivemode.blogspot.com

En complément de cela, peut-être aurez-vous deviné, la frénétique vie toulousaine ne correspond plus à mes attentes actuelles, aussi ai-je décidé de quitter cette ville à l’obtention de ce diplôme.

La reconversion professionnelle s’accompagnera d’un dépaysement personnel.

Vous vous en doutez, j’ai déjà quelques idées et lieux à l’esprit.

L’un d’entre eux pourrait bien se situer là où la photographie d’en tête de ce blog a été prise.

Pourtant je décide également ici d’ouvrir la possibilité à vos suggestions, suggestions qu’il vous est possible de laisser en commentaires ou par mail à l’adresse suivante:

cremosowood@gmail.com

La suite dépend ainsi pour beaucoup de vous et nous,au plaisir de vous lire…